La détermination de la forme de la surface de la mer
par l'altimétrie spatiale n'est pas un concept nouveau
(missions SEASAT en 1978 et GEOSAT en 1984). Pourtant, la mise
en évidence et la compréhension des phénomènes
océanographiques et géophysiques qui en découlent
représentent aujourd'hui un défi : l'amplitude
et la signature de ces phénomènes sont situés
en limite des potentialités de détection des systèmes
spatiaux utilisés. De plus, les échelles temporelles
et spatiales de ces phénomènes sont souvent très
variées et nécessitent, autant que possible, l'utilisation
de plusieurs satellites dont le phasage différent de leurs
orbites (inclinaison, répétitivité) en permet
l'étude. Enfin, l'étude de phénomènes
séculaires (e.g. l'évolution du niveau moyen des
mers) nécessite la programmation de nombreuses missions
successives.
Les missions spatiales en cours (TOPEX/Poseidon,
ERS-1 et ERS-2), et futures (TOPEX/Poseidon
Follow-on et ENVISAT) sont prévues pour répondre
à ces attentes. L'analyse séparée ou globale
de leurs mesures altimétriques respectives requiert la
recherche d'une très grande exactitude dans la détermination
des différents paramètres permettant d'accéder
au calcul de la hauteur de la mer au-dessus d'un ellipsoïde
de référence. Ces paramètres sont principalement :
les systèmes de référence, la position du
satellite, les corrections sur les mesures (notamment la calibration
des altimètres).
Dernière modification le 30 janvier 1999.